Quel avenir pour la vente de produits locaux sur internet ?

Des plate-formes proposent désormais la vente entre particuliers de produits locaux qu’ils ont ramené de leurs périples. Une mise en relation entre des passionnés de la gastronomie et du voyage. Quel est l’avenir pour ces nouvelles formes de partage ? Retour sur ce phénomène.

Une bonne organisation

Sur les plate-formes, il vous suffit de vous inscrire et de regarder, dans les différentes épiceries, quels produits vous intéressent. Il ne vous reste plus qu’à payer et à récupérer votre marchandise dans un point relais ou directement auprès du vendeur. Si vous avez une envie particulière, n’hésitez pas à la partager si jamais quelqu’un tombe dessus et souhaite vous en ramener depuis l’endroit où il se trouve.

A l’inverse, si vous parcourez les villes de France, n’hésitez pas à vous arrêter chez les meilleurs producteurs locaux afin d’avoir un stock assez conséquent pour remplir toutes ces bouches affamées. Par la suite, des habitués se tourneront vers vous si vous réalisez régulièrement le même trajet. C’est une méthode sympathique car il a beaucoup d’argent à gagner mais c’est également l’occasion de rencontrer du monde et de régaler ses papilles.

Favoriser le circuit court

La plupart des utilisateurs de ces plate-formes ramènent des produits de qualité qu’ils sont allés chercher sur place, à la ferme ou dans une épicerie. En aucun cas il n’est question de ramener des produits de supermarchés. Le but ici étant également d’encourager les petits producteurs et de faire évoluer le circuit court. C’est également l’occasion de découvrir la gastronomie française à travers de nombreuses dégustations ou simplement lors d’une demande précise.

Les professionnels ont également le droit de vendre leurs produits, valorisant ainsi le circuit court.

Quelles limites ?

Le principal challenge de ces plate-formes est de diversifier l’offre afin de ne pas lasser le consommateur et apporter toujours de la nouveauté. Les clients, habitués à manger de tout, peu importe la saison, ont parfois du mal à se rendre compte des limites saisonnières que rencontrent les producteurs selon le climat.

Cependant, cette nouvelle forme d’échange semble prendre un nouvel essor et suit une belle courbe ascendante à l’heure où le bio et le respect de l’environnement sont au cœur des débats. Malgré tout, il n’y a pas encore assez de recul pour affirmer que la rentabilité est au bout du chemin, mais tout tend à croire que le circuit va se développer dans le bon sens et attirer de plus en plus de clients désireux de manger sein et raffiné. Rendez-vous dans quelques années !