À quel point le test ADN est-il fiable

À quel point le test ADN est-il fiable

De nos jours, le test adn est très connu du grande public, aussi bien dans l’Hexagone qu’en Europe et dans le reste du monde. Rien que pour la France, il est recensé tous les ans plus de 3 500 litiges qui conduisent à un test ADN de paternité. Quant aux tests réalisés par les polices scientifiques hexagonales, aucune statistique ne permet de les estimer. Mais il est possible que lorsque les enquêtes sur terrain piétinent, le recours à une technique d’identification par adn peut considérablement faire avancer les investigations.

Petit historique du test adn

Pendant des siècles, les scientifiques ont toujours cherché à percer le secret de l’hérédité. Les travaux de Charles Darwin puis d’autres chercheurs ont peu à peu fait évoluer les connaissances en matière de génétique. C’est ainsi qu’en 1953, James Watson et Francis Crick, deux jeunes chercheurs ont montré pour la première fois la structure en double hélice de l’ADN. C’est seulement dans les années 1980 qu’Alec John Jeffreys a élaboré un procédé d’identification basé sur les variations du code génétique. C’est le test adn qui est surtout utilisé pour déterminer un lien de parenté entre deux individus ou pour des recherches criminelles. Le test ADN a été mis à l’épreuve dès 1985 dans une affaire de viol suivi de double meurtre en Angleterre. La police a appréhendé un suspect qui reconnait le premier meurtre, mais pas le second. Pour prouver son innocence, son père a demandé à faire test ADN qui a été réalisé à 3 reprises. Mais à chaque fois, le résultat était négatif. Ce qui a poussé les policiers de l’époque à faire passer un test adn à tous les hommes de la ville. En comparant les échantillons avec l’ADN prélevé sur du liquide séminal recueillis sur les lieux du crime, les enquêteurs ont pu arrêter le vrai coupable. Depuis cette date, ce test fait partie des panoplies utilisées par toutes les polices scientifiques du monde entier afin de faire avancer les enquêtes criminelles. À tel point qu’il existe des séries télévisées où ces experts entrent en action pour résoudre des affaires à première vue insolubles.

Dans quel cas recourir au test ADN ?

C’est principalement pour des raisons personnelles ou pécuniaires que le public fait appel à un test ADN. Ainsi, si un mari doute de la fidélité de sa femme, il peut demander à ce que ce test soit effectué pour s’assurer que l’enfant est bien de lui ou non. Il est également possible de le réaliser quand l’enfant est encore dans le ventre de sa mère. C’est ce que les spécialistes appellent le test ADN prénatal. De même, le test adn peut être invoqué par un enfant illégitime qui souhaite prétendre à l’héritage de son père. Si le lien de paternité est établi par ce test, il peut donc disposer d’une partie de ce legs. Par ailleurs, quand certains parents se disputent le droit de garde des enfants ou lorsque l’un des premiers refuse de payer une pension alimentaire suite à un divorce, effectuer ce test permet généralement au juge de trancher en faveur de l’un ou de l’autre.

Fiabilité du test ADN

Du point de vue légal, ce test est recevable et est considéré comme fiable. Les spécialistes estiment qu’on peut se fier à ce test à 99,99 %. Plus précisément, toute procédure judiciaire autorisant le test de paternité conçoit que le résultat de celui-ci est fiable. Si les scientifiques ne veulent pas affirmer que le test adn est fiable à 100 %, c’est qu’il est matériellement impossible de comparer la totalité des gènes d’un enfant avec celle de son père présumé. Il faut cependant souligner qu’il est possible que des erreurs surviennent, ce qui peut fausser le résultat du test. Par exemple, si la scène du crime est corrompue, les prélèvements effectués sur place peuvent être affectés par la situation. Au final, le test ADN donnera de fausses indications aux enquêteurs.