La Suisse doit rattraper son retard en cybersécurité

La Suisse doit rattraper son retard en cybersécurité

Dernièrement, plus de 150 pays furent frappés par l’une des cyberattaques les plus graves que l’on ait connue depuis fort longtemps. Plus de deux cents milles ordinateurs de diverses entreprises ont été attaqués et l’identité des pirates n’est, à l’heure actuelle, toujours pas connue. Des hôpitaux britanniques ou encore la société Renault sont par exemple concernés. Malgré le fait que la Suisse ait été partiellement épargnée de ces menaces, la question de la cybersécurité se pose plus que jamais. Édouard Bugnon, vice-président pour les systèmes informatiques de l’EPFL, estime que la Suisse a cumulé un retard significatif dans ce domaine. C’est pour cela que, le 20 mai dernier, se déroulait à l’EPFL la première conférence suisse de recherche sur le cyber-risque. L’occasion idéale de rassembler quelques étudiants, chercheurs et entreprises, afin de présenter les avancées sur le sujet, mais également de revenir sur quelques points faibles de la cybersécurité en Suisse.

Diverses mesures à prendre

Même si les différents objets de recherche ne sont jusqu’à présent pas tous connus, il serait important d’orienter les recherches. L’idée de créer une base de données en matière de cybersécurité serait une première initiative à entreprendre. D’un autre côté, le Département de la défense cherche à augmenter le nombres de chercheurs qui luttent contre les attaques de pirates informatiques. L’armée, par exemple, ne compte que 50 postes dédiés à cette recherche. Il s’agirait d’ici quelques années de doubler voire tripler ce nombre. Une cyber-école pourrait également être imaginée. Afin de pouvoir être à la pointe comme les États-Unis, la Russie ou encore l’Allemagne, il faudrait créer un centre de cybersécurité en Suisse, dans le but de pouvoir anticiper en cas de grosses attaques. Un tel centre serait idéal, afin de pouvoir protéger les entreprises, mais avant tout le pays helvétique, et assurer une défense efficace. De plus, un tel centre pourrait être très utile en ce qui concerne la recherche des auteurs des attaques informatiques et le fait de pouvoir façonner des cyber-contre-offensives donnant de bons résultats. Enfin, il est évident que le pays doit pouvoir proposer à ses jeunes des formations de qualité dans le domaine de l’informatique. Si une telle stratégie se mettait en place, cela permettrait à la Suisse d’affirmer son rôle de pays souverain, mais également de justifier sa place économique et financière, jusqu’ici rarement remise en question.