Ce qui faut connaitre concernant le divorce à l'amiable

Ce qui faut connaitre concernant le divorce à l’amiable

Dans un monde ou tout s’accélère, il devient urgent de s’adapter à la société de plus en plus exigeante mais également fatalement plus consommatrice. En effet, consommer plus permet de vouloir plus de choses. L’on évoque les produits de consommation jetables dans un contexte ou la surproduction permet de réduire les coûts et ce pour répondre aux besoins ou plutôt envie des clients, les satisfaire au mieux pour créer du bonheur et pseudo plein épanouissement via la possession en gommant les difficultés de l’accessibilité vers cette voie là. Cependant, force est de constater que les produits ne sont pas les seuls concernés. Les sentiments sont également remis en cause. Si ces derniers ne sont plus présent ou ne répondent plus suffisamment au besoin d’un partenaire alors ce dernier souhaite en changer et s’en libérer rapidement. Il ne s’agit plus de s’enfermer dans une relation mortifère symbolisée par la fameuse « corde au cou » liée au mariage.

L’évolution du divorce au fil des siècle répond de mieux en mieux au besoin de respect au sein d’une relation.

S’il y a mariage, il peut y avoir divorce. Les choses se sont fortement simplifiées en matière de droits de la femme, de la famille. Toute personne ancrée dans une relation est co-responsable et peut agir, a son mot a dire. Terminé le 18ème siècle qui interdisait formellement le désengagement matrimonial, terminé le 19ème siècle et le patriarcat en France ou seul l’homme pouvait divorcer.
Le 20èm siècle enfin, dédramatise l’aspect dramatique du divorce basé sur la faute ou l’union rendue intolérable. C’est alors que le divorce à l’amiable répond parfaitement là encore au désir plus fort et plus pressant de l’ère de l’épanouissement individuel et personnel

L’évolution du divorce au fil des ans répond de mieux en mieux au besoin d’épanouissement individuel.

C’est bien entendu la loi du 11 juillet 1975 portant réforme du divorce qui a marqué l’avènement du divorce éco-responsable en proposant une palette de divorces répondant au besoin de liberté.
La liberté c’est avoir le choix. Le choix de surmonter les difficultés seul ou à deux. Le divorce par consentement mutuel apparait comme la meilleure solution même si la dé-judiciarisation n’est pas encore envisageable puisqu’un commun accord formalisé concrètement par l’établissement d’une convention doit être homologuée par le juge. En tout état de cause la déclaration de divorce n’exempte pas complètement pour autant le conflit envenimé par des années de partage. C’est pourquoi le divorce tel qu’issu de la loi du 1er janvier 2005 vise à pacifier ce moment signant la fin d’une histoire et permettant logiquement de tourner une page. Bien entendu entre 1975 et 2005, il a fallut réajuster les mesures puisque le mariage ayant pour finalité une union sacralisée par l’apparition d’une famille, les stigmates de cette histoires ne sont pas forcément résolus notamment lorsque des enfants viennent rappeler inlassablement les frasques d’un passé non résorbé. C’est en cela que le témoignage des enfants n’interviendra plus lors du divorce pour faute. Quant au consentement mutuel, la simplification est inhérente à l’accélération de la procédure via la mise en place d’une seule audience pour dissoudre les liens du mariage. Cette étape doit toujours être murement réfléchie quand aux conséquences sentimentales et patrimoniales. Idéalement l’intervention d’un tiers professionnel indépendant et neutre tel qu’un médiateur permet même de soulever des questions de pure bon sens pour un nouveau départ dans de bonnes conditions favorables à tout un chacun puisque tel est l’enjeu même du divorce.