Les caisses d’Epargne de Picardie et Nord France Europe en route vers l’union

Les caisses d’Epargne de Picardie et Nord France Europe en route vers l’union

Les directions des caisses d’Epargne Picardie et Nord France Europe étudient un rapprochement des deux entreprises. La fusion pourrait intervenir dès 2017.

La nouvelle est officielle depuis le 10 février. Les directions des caisses d’Epargne Picardie et Nord France Europe ont acté le principe d’un rapprochement des deux entreprises à l’horizon 2017. «L’objectif de ce projet est de multiplier nos capacités d’intervention au profit de tous nos clients, collectivités, entreprises et particuliers », résume Laurent Roubin, Président du Directoire de la Caisse d’Epargne Picardie. Si l’objectif du groupe est de s’adapter à la nouvelle géographie régionale, cette fusion est rendue d’autant plus simple que les deux entités figurent « parmi les plus performantes du réseau BPCE, comme en témoignent l’ensemble de leurs ratios d’activités et réglementaires », a indiqué le groupe dans un communiqué officiel.

Mastodonte bancaire

Additionnés les chiffres clés des deux entités laissent entrevoir la physionomie du futur géant bancaire : 30 000 clients professionnels, entreprises et collectivités, 1,9 millions de particuliers, 3 300 collaborateurs et plus de 450 sociétaires. Côté financier, la future caisse régionale disposera d’une capacité d’intervention de 3, 2 milliards d’euros en fonds propres, affichera un Produit Net Bancaire de 750 millions d’euros et un résultat net de 170 millions d’euros environ. Ses encours de collecte s’élèveront à 33 milliards d’euros, ses encours de crédit dépasseront les 20 milliards d’euros. « La combinaison des deux entreprises va nous permettre d’aller encore plus loin à tous les niveaux d’intervention, auprès des particuliers, du captial-risque, de la banque privée… et même sur le secteur agricole sur lequel nous souhaitons nous développer davantage », souligne Laurent Roubin.

Contexte d’inquiétude

Conscient que l’annonce de ce rapprochement intervient dans un contexte d’inquiétude, liée au conséquences de la fusion entre les deux régions, le Président du directoire se veut rassurant. D’abord en direction des salariés de l’entreprise. «Chaque collaborateur aura un emploi dans la nouvelle entreprise. Si nous grandissons, c’est Caissed’Epargne Compiegnelavictoirepour faire plus de choses », insiste t-il. Restera aussi à trancher la question – sensible – du siège. Sur ce point, le responsable a confirmé le maintien d’un bassin d’emplois sur Amiens « Nous avons construit une banque très décentralisée, très déconcentrée, qui développe des réseaux d’influence dans chaque agglomération importante et pas seulement à Amiens », explique Laurent Roubin.

L’étude de rapprochement sera menée au cours des prochains mois pour aboutir à la conclusion d’un accord courant 2017.